Une justice dans le monde de la finance ?

Privatiser les gains, socialiser les pertes.

Pas de justice pour les victimes ?

En 2017, le tribunal correctionnel de Paris a relaxé des criminels financiers de la banque Landsbanki, il avait estimé qu’il ‘ne résulte pas du dossier que les emprunteurs ont été victimes de manœuvres frauduleuses’ et qu’ils ‘avaient conscience des risques’ qu’ils étaient des ‘spéculateurs avertis’ Alors que la plupart des emprunteurs étaient de bons parents, des retraités etc… Certains n’avaient aucune expérience dans la finance et ont fait confiance en les intermédiaires de Landsbanki qui leur paraissaient crédibles. La banque est, d’après le jugement, seulement ‘victime de la crise financière de 2008’, les victimes ne sont pas de cet avis, certains savent à qui profite le crime. À l’instar de la guerre financière aux États-Unis, le krach boursier qui engendrera la crise des subprimes, des milliers de victimes se retrouveront dans des procès qui n’aboutiront, pour la plupart qu’à des années de préjudices moraux, physiques et financiers. Des familles ont été détruites. Certains se battent encore avec le peu de ressources qu’il leur reste.

Voir article : Landsbanki

C’est un scandale, il n’y a jamais eu autant d’argent sale dans les paradis fiscaux ! Et on n’a jamais eu autant de déficit avec le Covid. Je dis aux États : allez chercher l’argent, il est à vos portes.

Renaud Van Ruymbeke, ancien magistrat, auteur des Mémoires d’un juge trop indépendant

Définition : Un paradis fiscal est un pays ou territoire avec certaines fiscalités réduites ou même parfois nulles, c’est-à-dire où les taux d’imposition sont jugés beaucoup plus bas par comparaison de ceux pratiqués dans les pays de l’OCDE.

Noire finance

Lorsque ces banques et fonds d’investissements, tous privés, approchent de la faillite pour avoir trop spéculé, pour avoir à ce point acquis des actifs risqués sous formes de créances titrisées qu’elles ne savent même plus de quoi sont composés leurs portefeuilles d’actions, leur sauvetage est réalisé grâce à l’intervention massive des pouvoirs publics (les impôts). On retrouve la privatisation des bénéfices et la socialisation des pertes. Et cette dernière est quasi-systématique, parce qu’un même établissement fait de l’assurance, du dépôt, de l’épargne, de la spéculation, de la banque d’investissement, de la banque d’affaires, et que ces activités sont liées. Si l’une des activités ‘tombe’ (par exemple, l’activité spéculative), elle entraîne toutes les autres dans sa chute. Ainsi, le client lambda d’une banque qui bénéficiera de ses activités de dépôt ou d’épargne sera irrémédiablement victime si les activités spéculatives de cet établissement le conduisent à la faillite. (Voir Noire Finance et le Bal des Vautours les documentaires de Fabrizio Calvi et Jean-Michel Meurice.)

interview de Jean-François Gayraud (auteur de l’Art de la guerre financière)

TOO BIG TO FAIL, TOO BIG TO JAIL…

Note : si ceux qui contrôlent les marchés financiers, contrôlent aussi ceux qu’ils financent (au sein des gouvernements), nos dirigeants ne peuvent pas donner à la justice les moyens de juger ceux qui les payent (lobbys pharmaceutiques, agro-alimentaires etc…) comme on dit, ‘on ne mord pas la main qui nous nourrit’ ou ‘celui qui donne est au-dessus de celui qui reçoit’. On appelle ça un conflit d’intérêt, parce que nous payons aussi nos gouvernements (par les impôts) pour qu’ils ‘nous représentent’ au niveau national et international.

voir article : liste des crises financières

2 réflexions au sujet de « Une justice dans le monde de la finance ? »

  1. J’adore la thématique de ton site, c’est bien que des jeunes de ton âge ait conscience de cette réalité, que tu ne restes pas dans l’ignorance et que tu t’intéresses à ce genre de sujet. En effet, tu fais l’effort d’aller d’informer et tu n’attends pas les médias mainstream pour te dire ce que tu dois connaître de la viecar ils profitent de la naïveté de la population générale. Bon travail. Continue.

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